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Foaie verde de gutui…

Femeia de servici s-a zgâit la noi cu niste ochi imposibili. „Voi dormiti acolo, sus?” De pe acoperișul unei „vile” B sărim pe palierul de la etajul 1. În ordine, parcă eu, el și Joe. Sau poate el, Joe și eu. Sau poate că el nu era cu noi, în noaptea aia. Poate că petrecuse noaptea în Tabara Internațonală. Toate amintirile astea-s într-o ceață…

E în ajun de Crăciun. Sau cu două zile înainte de Crăciun. Iar ceața aia… Mă scobor din tren, la Strasbourg, și mă strecor pe bancheta din spatele mașinii lui taică-său. Trecem peste „Pont de l’Europe”, mergem spre Kehl. Mă fac mic-mic, vine granita… „Mă, futu-i, să știi că aici nu mai controlează nimeni pasapoarte de-o veșnicie.” În seara aia ne-am făcut muci. Și el și eu. El, în mod excepțional, mai tare decât mine. Nu ne văsusem de-un an. Un veac…

Dar el Beida, Johnu’. Știi ce înseamnă ? Casa Albă. Casablanca, cum ar veni.” Rue de la Huchette, un restaurant marocan. „Couscous-ul, futu-i, trebuie să-l îneci în sos. Altfel se îmbibă cu suc gastric, și-ti umflă burta ca mămăliga aia proastă, din Baragan.” Am ieșit de-acolo ghiftuiti, și ne-am zgâit la afisele de la Theatre de la Huchette. „Futu-i, îți dai seama că ăștia îl țin pe afis pe Ionesco din 1957?”..

Mă, Johnu, ce zici, dăm o tură în deșert ? Mergem la Marseille, cumpărăm două Land Rover de ocazie, cu bani de împrumut, le debarcăm la Alger, de-acolo o dăm până la Tamanrasset și pe urma traversăm, ori la Nouakchott, ori la Dakar, ori la Bamako. Acolo le vindem, și ne întoarcem cu avionul. Cică se vând de rup jeep-urile în sudul Saharei…

Catedrala din Timisoara, în anul două mii. Eu mă însor. Într-un colt al multimii, îl văd, cu o blondă. Dublă surpriză. Așa am descoperit-o pe Dana. Mai târziu mi-a scos o frază tipică, de-a lui, o vorbă cornută. „Mă, Johnu, îi Dana. Mi-e fain cu ea.” Am priceput din chestia asta că era cu adevărat îndrăgostit.

Cu amintiri din astea, iesite din ceață, aș putea umple un volum de 500 de pagini. Despre serile de pe Filipescu când, o gasca de liceeni nebuni, trăgeam la pian, muzicută, bas, el la ghitară. Despre după-amiaza din Costinesti, când am fost timp de cinci minute „guest star” la Radio Vacanța. El – ghitară și voce, eu – muzicută. „All I Really Want To Do”. Cu scena suprarealistă din cartierul „Rue Vieille du Temple” (sau pe-acolo pe undeva, în spate la République) unde am tras o fugă, sunat de el la telefon… locuia într-o mică garsonieră, cu kitchenetă și cu buda pe scară, ca multe locuinte amenajate în imobile pariziene din anii 1880. Iesise la budă și trăsese ușa după el… evident, cu cheile înăuntru. Ajung acolo. Reusise să cheme un lăcătuș, nu mai știu cum, îi deschisese ușa. Am ieșit în cartier, la 11 noaptea, sa bem o bere, și mi-a povestit. Întâi și întâi, încercase să-i roage pe diferiți vecini care urcau pe scară să-l ajute. Era gol pușcă, în budă, cu telefonul portabil și cu ghitara. Cine stă să discute cu un tip care te strigă dun budă, la curul gol și cu o ghitară pe genunchi? Cine se duce la budă cu telefonul și cu ghitara?

Adi. Un izvor de idei, un „touche-à-tout”, o curiozitate fără margini, o inteligentă iesită din comun. Un prieten.

Adi nu mai e, de-o săptămână și un pic. Mi-e dor de el. Dana și Juli, mi-e dor de voi. Sunt cu sufletul lângă voi, chiar dacă nu fizic. Adi a lăsat în urmă o generație întreagă de orfani, fie ei prieteni de o veșnicie sau cunoștințe de o lună. Ma simt onorat că am bătut o bucată de drum împreună.

Și da, mă bântuie și pe mine un cântecel vechi.

O pulă de caaaaaaal…
Urcată-n vârf de deaaaaaal…”

La femme de ménage fait des yeux gros comme des pastèques. « Vous dormez là-haut ? » Depuis le toit d’une des villas B nous sautons sur le palier du premier étage. Dans l’ordre, il me semble, moi, lui et Joe. Ou bien lui, Joe et moi. Ou peut-être qu’il n’avait pas passé la nuit avec nous, cette fois-là. Peut-être bien qu’il avait passé la nuit dans la « colo’ internationale ». Tous ces souvenirs dans le brouillard…

Veillée de Noël. Ou bien deux jours avant Noël. Encore ce brouillard… Je descends du train, à Strasbourg, et je me glisse sur la banquette arrière de la voiture de son père. On passe sur le Pont de l’Europe, on va vers Kehl. Je me fais tout petit, on arrive à la frontière… « Dis-donc « futu-i », ils ne contrôlent plus les passeports depuis une éternité, par ici. » Ce soir-là, on s’est bourré la gueule bien comme il faut. Lui et moi. Lui, exceptionnellement, plus que moi. Ça faisait un an qu’on ne s’était pas vu Un siècle…

« Dar el Beida, Johnu’. Tu sais ce que ça veut dire ? La maison blanche. Casablanca, comme qui dirait. » Rue de la Huchette,restaurant marocain. « Le couscous « futu-i », il faut le noyer dans la sauce. Sinon il se gorge de jus gastriques et tu te retrouves ballonné, comme avec la polenta de merde qu’ils font par là-bas, dans le Baragan. » On est sortis de là repus et nous avons regardé les affiches du Theatre de la Huchette. « Futu-i », « Tu te rends compte que ces gars-ci gardent Ionesco à l’affiche depuis 1957 ? »…

Dis, Johnu’, qu’en penses tu d’un tour dans le desert ? On descend à Marseille, on achète deux Land Rover d’occase, on emprunte de l’argent, on les debarque à Alger, on file sur Tamanrasset et ensuite on traverse, ou vers Nouakchott, ou Dakar, ou Bamako. Une fois là-bas on les vend et on rentre en avion. Il paraît que ça se vend de tonnerre de dieu, les 4×4, au sud du Sahara…

Cathedrale de Timisoara, en l’an deux mil’. Je me marie. Dans un coin de la foule, je le vois, avec une blonde. Double surprise. C’est comme ça que j’ai connu Dana. Plus tard, il m’a sorti une de ses phrases, une parole cornue. « Dis, Johnu’… elle, c’est Dana. Je suis bien avec elle… » Là, j’ai compris qu’il était vraiment amoureux.

Des souvenirs comme ça, sortis du brouillard, j’en ai de quoi remplir un bouquin de 500 pages. Sur les soirées rue Filipescu, ou une bande de lycéens fous faisaient de la musique, piano, harmonica, basse, lui à sa guitare. Sur l’après midi, à Costinesti, ou nous avons eu nos cinq minutes de célébrité, en « guest star » sur Radio Vacances. Lui – guitare et voix. Moi – harmonica.All I Really Want To Do”. La scène surréaliste du quartier de la Rue Vieille du Temple (ou quelque part par là, derrière République) ou j’ai couru, après son coup de fil. Il habitait un petit studio, avec une kitchenette et les chiottes sur l’escalier, comme beaucoup d’immeubles du Paris de la fin du 19ème siècle. Il était sorti pour aller aux toilettes, et avait tiré la porte. Bien sur, les clefs dedans. J’y suis. Il avait reussi a faire venir un serrurier, je ne sais plus comment, le gars lui avait ouvert la porte. On surt dans le quartier, boire une bière, à 11h du soir. Il me raconte. D’abord il avait essayé d’appeler au secours divers voisins qui passaient dans l’escalier. A poil, aux chiottes, avec sa guitare. Qui se met a discuter avec un gars à poil qui vous interpelle des chiottes, la guitare sur les genoux ? Qui va aux chiottes aà poil, avec juste son téléphone et la guitare ?

Adi. Une fontaine d’idées, un touche-à-tout, une curiosité sans limites, une intelligence hors du commun. Adi n’est plus, depuis un peu plus d’une semaine. Il me manque. Dana et Juli, vous me manquez. Je suis avec vous, même si physiquement je suis loin. Adi, tu as laissé derrière toi une génération d’orphelins, que ce soit des amis de toujours ou des connaissances d’un mois. Pour ma part, je suis honoré d’avoir pu, un temps, faire un bout de chemin avec toi.

Et puis, oui, j’ai cette chanson qui me hante.

O pulă de caaaaaaal…
Urcată-n vârf de deaaaaaal…”

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Cadeau de Noël anticipé

Je n’écris pas beaucoup. Mais des choses se passent. Alors des fois c’est Aglaé, mais cette fois-ci c’est Gin qui s’y colle. Avec comme une dent contre les vétos et les douanes…

Les reflexions d'Aglaé

Bien des changements ont eu lieu depuis mon dernier billet.

Ma copine Nemra n’est plus. C’est en jouant avec moi qu’elle n’a pas vu la voiture venir…

J’ai pas compris sur le coup, mais j’ai vite senti le vide.

Quelques semaine plus tard, sont venus me rejoindre une petite chienne abandonnée, Kita. Ne tenant pas encore sur ses pattes, ne sachant pas laper (c’est venu très vite), elle a vite pris ces aises en squattant mon coussin. Et enfin Rojo, un chaton vraiment petit, qu’il fallait nourrir au biberon. Tout un truc, vous dira mon maître et pis ça avait l’air bon. J’en voulais moi aussi, mais Kita le protégeait, une maman dans l’âme.

Ces deux derniers compagnons nous ont quittés aussi prématurément, me laissant la lourde tâche de consoler mes maîtres. Enfin surtout lui, elle était à Paris…

Mais voilà qu’un grand rebondissement vient d’arriver. Mon…

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Vous attendez quoi ?

L’aventure. Il y en avait, lors de la course lancée par Bob Salmon. Aujourd’hui, c’est probablement la seule ou il y en a encore.

Alors, mon gars, c’est clair. T’as qu’a passer ta Mini d’abord.

attention – ce docu est visible pendant 30 jours.http://www.tvr.bzh/interactiv_video_player/80588

Y a rien qui s’passe…

Goeland_HoëdicBLog

Dire que nous n’avions échangé que deux mails avec lui depuis l’été dernier. Que j’attendais que mon bouquin soit prêt pour lui écrire un mot, en lui envoyant un exemplaire. Que j’avais pensé que ce serait chouette qu’il vienne à bord, pour faire quelques miles avec nous. Qu’à chaque fois que je recadre une photo je pense à lui, qui ne recadrait jamais les siennes. Qu’il me manquait un petit peu plus, depuis deux mois, sans que je sache pourquoi… Un peu avant minuit, j’ai trainé un peu sur FaceBook, a regarder le mur d’une amie.

Maintenant je sais pourquoi il me manquait un peu plus, depuis deux mois.

Il y a 25 ans et quelques mois, j’ai passé des soirées couché par terre, sur le tapis de la maison de mes parents, rue Filipescu, à Timisoara, de peur qu’une des balles traçantes qui traversaient le square derrière le petit parking d’à coté de la maison ne s’égare dans la pièce. Je venais de connaître un gars à la voix rauque, un accent inimitable pour un locuteur de français scolaire comme moi, une gueule, une vraie, un blouson en cuir noir et vingt-cinq kilos de matériel photo sur le dos. Un jour ou deux avant, dans la cour du Siège de l’Eglise Orthodoxe, à Timisoara, je venais de faire connaissance avec un homme qui allait changer ma vie. Je serrais la main de Régis, la première fois.

Régis te serrait la main, te serrait dans ses bras, te faisait la bise, deux fois, ou trois ? et te disait, du fond du cœur, du fond de la gorge, avec sa voix de Camel sans filtre… « ça va, p’tit gars ? »

Régis jouait aux fléchettes dans une immense pièce, avec une cheminée de ferme à un bout et un perpétuel chantier à l’autre, avec ses copains anglais éleveurs de chevaux, et moi, petit architecte timide arrivé de Paris dans ma Honda Civic blanche (c’est quoi cette bagnole de secrétaire, p’tit gars?). Des fois, après un vernissage épique, on allait au village. Au bistrot de Colomby. Les gars du bistrot essayaient de m’apprendre le patois. « Non, tu déconnes, c’est pas ça du tout, c’est pô du patoué d’ici, ça, c’est d’la Hague… ».

Régis me faisait refaire une deuxième séance de kazatchok endiablé, sur de la musique russe, un soir de fête, avec Pierre Olingue, les appareils photo à la main… « Tu nous en refais une, p’tit gars ? On n’a pas pu prendre LA photo… »

Régis m’embarquait sur son Kelt 760, un matin, dans le Port Chantereyne, en regardant le ciel. « Ils se sont complètement plantés, à la météo… Il fait un temps de curé ! On ira pêcher quelques maquereaux, t’emporteras ça à la capitale, hein, p’tit gars ? » La météo ne s’était pas trompé, et c’est sous grand-voile seule et moteur à fond, ciré jaune sur le dos et jean, slip et chaussettes trempées qu’on rentrait dans le port, chassés par un grain mémorable, en chantant « c’est pas l’homme qui prend la mer… »

Quoi, ben il y a mille choses ! Il y a vingt et quelques années, ou cent et quelque, je ne sais pas, rue Marcadet, à Paris, qu’il m’a fait gouter des huîtres. « T’as pas besoin de couteau à huîtres, p’tit gars, c’est pour les parisiens, ça. Je vais te montrer, c’est mieux à l’opinel. » Une autre fois, il a débarqué avec Jacques Aubert, une sacoche de coquilles Saint Jacques. « T’aurais un peu de safran ? Puis du beurre ? ».

Régis me racontait ses projets d’achat d’un Sun Fizz, au printemps 2013, avant que Roz Avel appareille depuis Arzal, direction La Corogne. C’est la dernière fois que je l’ai vu, qu’il m’a fait la bise, avec la même voix que je lui avais toujours connu. « Ça va, p’tit gars ? ». Lui, je l’avais trouvé bien. Plein de projets. Plein de vie. Comme d’hab. Nous, on récupère les boites de notre régulateur d’allure. Puis on file vers notre bateau. On appareille, Le Crouesty, Le « Gascogne », Gijon, La Corogne…

Je n’avais plus de nouvelles depuis quelque temps, et l’été dernier je lui ai écrit un mail. « Hombre, qué tal? Quoi de neuf par chez toi ? » Il m’a raconté des problèmes d’arthrose virulente, de mal de dos. Il en avait depuis quelque temps, des arthroses, des maux divers… il écrivait aussi quelque chose qui, à l’époque, ne m’avait pas fait tilter au point ou ça aurait du. « résultats, [qui] d’après le médecin, vont imposer une solide résistance psychologique ! » Il me parlait d’être obligé de rester dans un fauteuil, a faire des mots fléchés, que son bateau, on l’appelait maintenant « le rest-à-quai », je pensais à tout ça moi, pour la résistance psychologique, lui qui avait tellement la bougeotte… J’avais promis des mails plus souvent… mes petites misères à répétition ont fait que j’ai pensé à autre chose, que j’ai eu la tête pleine de conneries qui, pour l’heure, me paraissaient importants. J’attendais… je ne sais pas ce que j’attendais. Une connerie de plus…

Il y a quelques jours, j’ai écouté pour la deux centième fois une chanson d’Allain Leprest. « C’est drôle, des fois il a la même façon de parler que Régis », j’ai pensé, comme à chaque fois. Une connerie de plus…

« Quel con a dit « y a rien qui s’passe »… Tiens, faut vraiment que je lui écrive… ça tarde un peu, cette histoire de bouquin, je lui enverrai un mot… le bouquin suivra.

Maintenant je sais pourquoi il me manquait un peu plus, depuis deux mois.

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Régis avec Bogdan, à Quettehou, été 2005

Maintenant, il va me manquer tout le temps. Et à chaque fois que je tirerai sur l’écoute de génois, je penserai à lui… dans le salon de mes parents, à Timisoara, on parlait de chevaux. Et on s’est dit qu’une fois qu’il sera retourné voir sa Normandie, on se reverra. Parce qu’on avait aussi d’autres sujets en commun, à part les chevaux. Parce qu’on s’aimait bien. Parce que c’était lui.

Maintenant, il va me manquer tout le temps. Il me manque déjà, putain de merde !

Quel con a dit…

Regis_Bogdan_Ben_BBQ

Père et fils, Quettehou, été 2005

Sauvetage improbable, mais réussi, en Ecosse

Je me proposais, depuis un moment, de faire un bilan de l’année 2014. Je le ferai, promis. Mais pour commencer, une vidéo – comme une petite pépite d’espoir dans la mer de haine et de violence qui a marquée le début de cette année. Un bel exemple de maitrise de soi et d’entraide en mer, un sauvetage mené de main de maitre. Une piqure de rappel – en mer, les hommes deviennent encore plus « hommes », Hommes de mer, oui, c’est comme ça que ça s’appelle.

Dans les autres articles sur ce même thème proposés par mon blog de culture maritime favori, Escales Maritimes m’avait sélectionné une autre vidéo de sauvetage, une image d’un de ces braves bateaux norvégiens dessinés par Colin Archer, évoluant à la voile en pleine mission. Beauté des manœuvres, puissance des lignes du bateau, maitrise de l’équipage. Un autre argument qui se rajoute au précédent. L’article est ici (je n’ai pas trouvé l’astuce pour rebloguer deux articles en même temps…)
Merci à Escales pour tout ça.

Escales Maritimes

Cette courte vidéo montre une situation dramatique. Le chalutier irlandais Luda Boafa n’a pas échappé au fort gros temps qui sévissait au large de l’Ile Lewis (Ecosse). La mer l’a chaviré, il va couler. Cinq hommes se débattent dans une eau très froide. Il faut faire vite.
L’hélicoptère de sauvetage intervient de justesse et sauve un à un les membres d’équipage. On remarquera la maîtrise du sauveteur qui guide le câble du treuil malgré un ballant important. Du beau travail qui fait honneur à la solidarité (efficace) des gens de mer.
(Source : site du Telegraph – La video n’est pas sonorisée – Voir en plein écran)

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Le banc de menteux… en toute sincérité

Depuis qu’il est né, je suis ses aventures, avec un tremblement au bout de la souris à chaque publication. Je viens d’apprendre que son papa est aussi son illustre illustrateur (bravo). Son humour et son talent de se fourrer dans les situations les plus cocasses et d’en sortir avec grand panache me donnent du coeur à l’ouvrage, lorsque j’arrive dans des mers inconnues, mal pavées et avec des sables mouvants plein les estuaires (non, je ne parle pas de politique là…). Bravo Planchet, Bravo Kerdubon. Et à mes lecteurs, mettez Escales Maritimes dans vos favoris, c’est une source de savoir inestimable.

Bon vent à eux tous
Le « Patrón » de Roz Avel

Escales Maritimes

Une précision qui intéressera sans doute les (nombreux) inconditionnels de Kerdubon, personnage devenu au fil du temps une sorte de mascotte d’Escales Maritimes. Planchet, son père naturel est aussi l’auteur des illustrations qui accompagnent « le banc des menteux ». Heureux homme qui manie aussi bien l’humour que le pinceau, pour nous offrir ses pochades succulentes toujours hautes en couleurs. Il faut aussi savoir (ça se sent dans ses chroniques) que Planchet est d’abord un grand professionnel de la mer, un homme libre, et un plaisancier bercé depuis toujours par la longue houle du large.
Je propose un toast à sa santé, suivi de la double pour tout le monde. On lui doit bien ça. Merci Planchet !
Aramis

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Dorothy through your eyes

Steamboxes, oak bending and baked potatoes

La meilleure metode pour cuire les patates… et un Passagemaker Dinghy à coté de Dorothy. Bel article, article de travail, article gourmand.

"between wood and water"

The Grove Woodworking School, located on lovely Gabriola Island off the east coast of Vancouver Island, B.C., is a marvel of order and efficiency. Tony Grove’s shop is beautifully organized – partly because that’s how he works, and partly because he needs every bit of space available, especially with a 30 foot sloop taking up most of the room in his shop, her bowsprit touching the bay doors, AND a painting studio up on the mezzanine.

Passagemaker below Dorothy-T.Grove

The man has worked in enough places (read: other company shops) over his 30 year career in boat building to learn what works and what doesn’t, and he knows exactly what he wants to see in his own shop. So, as I’ve learned over the past months of filming Dorothy’s restoration, when Tony works up a head of steam about efficiency, organization and putting everything in its place, I keep my mouth shut and just let it roll.

In terms of steamboxes, what…

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Flores – the island of flowers

Ces sculptures qui refusent de disparaître

J’ai dans les yeux la flottille de Grand Largue défiler au long des rives du Blavet, et des squelettes de bateaux sans nom pourrir doucement dans la vase. J’ai dans la mémoire des anses de la Vilaine ou des petits bateaux de pêche montrent leur côtes blanchies par le soleil et le sel. Et dans la Ria de Arousa, à coté de Boiro, ou on a passé du temps l’année dernière, dans l’estuaire d’une petite rivière, trois bateaux en bois se décomposent en silence. Tout ça est bien triste, on se demande si aucune « transmission » n’est possible, ou alors une fin glorieuse, sous les vagues d’une tempête… la vie d’un bateau est la mer, et la mort devrait etre la mer aussi. Pas la vase. Est-ce ça qu’on appelle « modernité » ?
Ici un magnifique billet glané sur un de mes blogs préférés, Escales Maritimes. Merci à eux.

Escales Maritimes

Etel 71 Madeleine Yvonne  + 71 épave Plestin DSCN1510 épave Etel 70 - foto M D Etel 3 - 71
Port Louis DSCN1812 • Humeur – Il y a longtemps, bien longtemps, que je souhaitais consacré un billet aux épaves qui meurent silencieusement sur notre littoral. Elles font le bonheur des touristes qui se payent à peu de frais une photo pittoresque ; il ne s’agit pas de ça. Il s’agit de ce que représente pour le petit pêchou , l’abandon de son compagnon de toujours. Que se passe-t-il dans la tête du vieil écraseur de crabes, parvenu au bout de sa vie et qui se décide un matin de se séparer de l’outil qui l’a fait vivre. Chichement, mais vivre…
• Rien à voir avec les monstres qu’on jette sur la plage pour les dépecer au chalumeau. Ce jour-là, un triste jour, il quitte son mouillage pour un ultime voyage, là-bas vers la vasière. La mort dans l’âme, il largue son mouillage et seul mène sa barque au lieu de repos, doucement, à marée…

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