Considérations hâtives sur la navigation au Portugal, ou comment on descend, en moins d’un mois, de Vigo en Algarve. Roz Avel au pays du « bacalhau ». (première partie)

Cangas – Porto. Vinho verde, sardines, azulejos.

Petite larme. Notre ami Javier est resté sur le ponton, nous regarder partir. On en a, des amis, à Cangas. Nous sommes devenus des amis de Cangas, que dis-je ? Nous sommes devenus des cangaceiros à part entière, des bouffeurs de poulpo a feira, de chipirons, des habitués du Café National, de la Taperia El Portujès (Betty, si tu nous lis…), du magasin des fruits et légumes Katuxa, du marché aux poissons et du Dià de l’Avenida de Bueu. Des promeneurs de chiens du coté de la Fàbrica Masso, des promeneurs sans chien du coté de la Praia de Rodeira. Pas très bons en galego, mais pleins de bonne volonté. Mais maintenant c’est derrière nous. Roz Avel pousse vaillamment de l’eau devant la digue qui siffle, devant les cabanes en tôle des pêcheurs et devant le chantier d’Adolfo Gallego. On pousse un peu les gaz, on met le cap vers La Borneira et on décide d’aller longer les Cies, histoire de les voir d’un peu plus près. L’équipage se porte bien, Cristina, notre nouvelle recrue n’a même pas le mal de mer. Sous le soleil galicien, cette balade au rythme de fado commence très, très bien.

jeudi, 12 juin, 13h30, Cangas do Morrazo. Lat 42° 15,64N, long 8° 46,76W
Vent – 3-4Bf du S, tournant doucement SW, ensuite W. Mer – belle à peu agitée. Visibilité +10Nm, cap – à vue, vers les Cies, via La Borneira et les « bateas » devant Aréamilla. Baro 1020. Vitesse fond 3-4kts, au moteur à 1800RPM

Nous quittons Cangas par une petite brise du Sud, pas du tout ce qu’il était prévu mais dans la Ria, le vent est prisonnier des divers effets Venturi générés par toutes les pointes successives. Après Punta Baléa et La Borneira le secteur ouest s’installe, et en arrivant vers les Cies le NW prévu est devant nous, avec des claques de 16-17kts. On avance au moteur, pour l’écouter attentivement. Tout va bien. On décide de mouiller devant la Playa de Barra, exactement au même endroit que l’année dernière. Pique-nique devant la plage, une première pour Cristina. La « pioche » est au fond à 15h, la salade de riz est dans les assiettes, vingt minutes après tout ça rejoint nos estomacs affamés par les premières heures de mer après neuf mois.
16h00, Praia de Barra. Lat 42° 15,17N, long 8° 51,33W
Excellent mouillage à l’entrée de la Ria de Vigo en venant du nord. Il y en a un autre, plus petit, juste à la pointe de la presqu’île de Morrazo, derrière le Cabo de Home, mais d’après Luis il encaisse des retours de houle assez désagréables.
Le vent passe au NW, puis N, 6-8 kts, forcissant à 10 kts dans le Canal de Norte. Mer peu agitée à agitée, petit clapot, visibilité +10Nm. Vitesse fond entre 2 et 6kts. Vers le Canal de Sur le vent tombe complètement. Roulement complet du génois, route sur Baiona sous GV et moteur. Arrivée somptueuse dans le soleil du soir, accompagnés par deux dauphins qui nous souhaitent la bienvenue au milieu du mouillage. Cette croisière commence bien.

vendredi, 13 juin, 11h00, Baiona. Lat 42 07.25 N, long 008 50.33 W
Vent – 6-8 nds  du NNW. Mer – belle à peu agitée. Visibilité +10Nm, cap – à vue, vers les ilôts devant Baiona, ensuite Cabo Silero et direction Viana de Castelo, plein sud. Baro 1020. Vitesse fond 5-6nds, ensuite 6-7nds, courant vers le Sud env. 1Noeud jusqu’au Rio Lima.
Moteur et GV jusqu’à passer les bouées des Iles Seralleiras, GV+Ge+moteur ensuite.

12h30, Islas Serailleras
Je ne peux pas m’empêcher de regarder dans l’eau. Je ne peux pas. Je sais que là-bas, au fond, il y a mon hélice. Et le regard que je jette aux Îles Cies, au loin, est quand même un peu inquiet. Cependant, durant toute la matinée, par une météo magnifique, on file vers le Cabo Sileiro sur une mer d’huile. Un tout petit flux du NNW nous garde les voiles gonflées, mais il est sûrement trop faible pour nous pousser jusqu’à Viana avant la nuit. Alors on fait appel à Perkie.
16h00, Au droit de La Guardia et du Rio Minho, le waypoint du passage de frontière.
Ça fait un an qu’on attend ce moment. Alors c’est dans les hourrah de l’équipage et accompagnés par les cabrioles d’un troupeau de dauphins qu’on amène le pavillon espagnol et on envoie son copain rouge et vert. Il est beau le drapeau portugais, avec sa décoration dorée sur fond bicolore. Et il flotte beau dans les haubans. « En fond de drisse, j’t’ai dit. »
« Mais non, il va encore s’abîmer a taper dans les haubans… on doit le laisser un peu plus bas. »
« L’étiquette maritime est claire la-dessus. Tous les pavillons doivent être envoyés en fond de drisse, collés contre les barres de flèche. Sinon ça fait con. »
« Bon, ben ça fera con. Moi je n’ai pas envie de racheter des pavillons de courtoisie tous les jours. ». Article numéro 1. L’armatrice a toujours raison.
Et c’est en catimini, un peu plus tard, que j’ai serré un peu plus le pavillon contre la barre de flèche. C’est vrai, quoi. Ça faisait con.
19h30, Deux milles à l’intérieur du Rio Lima, le ponton d’attente de Viana do Castelo.
L’entrée dans le Rio Lima se fait sans souci aucun. Le courant dans le dos, on file à 6 nœuds facile, moteur au ralenti. La, c’est clair, il y a au moins 3 nœuds qui nous poussent au cul. Faudra voir comment ça se passe, il paraît qu’il y a un pont, que le port est fermé en général… Tiens, il y a un gars sur le ponton qui fait des grands signes !
On est bons pour faire un tour à l’intérieur du port.

« Vous faites quelle longueur ? » s’époumone le marinero dans un français parfait.

« 13m ».

« Bon, ben c’est trop long. C’est mieux dehors. Je vous y attends pour vous aider. »

Petit rond dans l’eau du Rio, à nouveau. A la sortie de la passe du port, un gros tronc d’eucalyptus nous évite de justesse. Tant mieux, parce que nous, on ne l’avait pas vu… Le marinero nous prend les amarres, on se colle parfaitement au ponton, juste devant un Super Maramu brillant de tous feux, à pavillon suisse. Le couple du bord, on l’apprendra plus tard, attend des vents un peu plus cléments pour monter vers la France. Pour l’instant, avec la nortada qu’on se paie en ce moment, ils sont bien ici, dans le Rio Lima. Et Viana est une ville superbe.

Viana01_lt Viana02_lt

Viana nous attend avec une Fête Medievale dans toute la vieille ville. Le lendemain Cristina file jouer aux touristes, moi je file faire quelques croquis. L’armatrice traine au bateau. Viana, magnifique, cuit sous le soleil. Belle, habillée de noir, sous les chants médievaux des haut-parleurs parsemés un peu partout. On est de nouveau en voyage, et c’est bon.

La veille au soir, une copa de vinho verde. Elle nous manque, la Galice, avec ses verres d’Albariño accompagnés sans exception de petits pinchitos, et vas-y pour un bout de tortilla, et vas-y tu goûteras bien quelques mejillones. Ici, nada. Le pinard (pas mauvais, d’ailleurs) et puis c’est tout. C’est ça que tu paies, c’est ça que t’auras.

Pingo Doce. On n’est plus en Galice, on n’a pas les mêmes enseignes commerciales. Pas mal de boites qu’on connaît de France, ERA Immobilier, Afflelou, se partagent les devantures. Mais le meilleur Supermercado est bien le Pingo Doce. Une grosse poignée de sardinhas pour une petite poignée d’euros. Belles, brillantes, argentées. Elles finiront à la poêle, avec un peu de légumes, quelques batatas. Un régal.

Ça toque à la coque. C’est l’heure de la sieste, mec ! Oui, oui, je sais, le gars nous l’avait dit tout juste en arrivant, « Attention, ici ce n’est plus l’Espagne, ici on ne fait pas la siesta ! », mais moi, je m’en fous, je suis le capitaine, je fais ce que je veux. « Do you mind moving a bit your boat ? I’ll help you… ».

Le marinero du jour ne parle pas français. Il est un peu plus âgé que celui qui nous avait accueilli hier, et il nous montre un gros bateau en acier, pavillon allemand, qui tourne en rond pour prendre une place au ponton. Le temps de tirer sur les amarres, l’allemand est déjà rentré dans le port. Et pour cause. Derrière, un autre voilier attend pour se coller contre le quai, et pas qu’un petit. Pavillon anglais, Red Ensign. Un vieux type à la barre, une jolie asiatique sur le pont et un gars baraqué à allure de SAS dans les passavants, des défenses à la main. Ils viennent d’où, ces mecs ? Jersey. Ah bon, d’accord…

Le Victory 57 s’approche du quai à grands renforts de truster. Ah, ces propulserurs d’étrave et leur bruit caractéristique de casseroles fêlées, je ne m’y ferai jamais. Le marinero, de plus en plus blanc. Je le rassure. « Don’t worry, we’re here, we’ll give you a hand. »

Le gars baraqué file à Nathalie un bout, pour faire une garde. Manque de bol, il ne l’avait pas attachée au taquet du pont… Heureusement que la jolie asiatique nous envoie une autre, fixée au bateau, celle-là. « OK, I’ll make a spring with this one » je lui dis. Le vieux, lui, ne bouge pas de la barre. Jersey, quoi. Ca y est, le bateau est stoppé sur son erre, par la spring. Le marinero reprend des couleurs normales. Le gars baraqué reprend ses esprits et nous file une amarre avant. Le vieux, toujours scotché à la barre… Jersey, quoi.

Plus tard, à la capitainerie, le marinero ne compte plus ses remerciements. Et voilà qu’on nous met dans la classe « moins de 12m »… et qu’on ne nous fait pas payer les douches, ni la machine a laver… « Vous, vous êtes sympa. Tous les skippers ne donnent pas de coup de main aux marineros. C’est rare, par ici. »
Départ le lendemain, objectif Marina Douro, à Vila Nova de Gaia, Porto. Pour ce qui concerne Viana, nous en garderons un excellent souvenir.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Dimanche, 15 juin, 11h15, Viana Marina. Lat 41 41.55 N, long 008 49.28 W
Vent – 12-14 nds  du NE, raf. 17-18, faiblissant vers midi à 3-4nds, forcissant à 14-15nds vers 14h
Mer – peu agitée. Visibilité +10Nm, cap – à vue, ensuite 206° pour l’entrée du Douro. Baro 1020. Vitesse fond 5-6nds, ensuite 6-7nds, courant vers le Sud env. 1Noeud jusqu’au Rio Lima.
Envoi un peu paresseux de GV dans le canal, route sous GV ris de fond et GSE, vers SSW.

On traîne un peu a envoyer la GV. On perd un peu de temps, le capitaine râle. Vers midi le vent, avec une composante thermique, forcit avec des rafales à 17-18 nœuds. 2-3 petits cargos font route vers Leixoes, les casiers de pêche sont clairement beaucoup plus nombreux qu’en Galice. « Tu vois, Cristina, c’est ça, l’ennemi publique n° 1 en ce moment. C’est à ça que tu dois faire attention, par ici. »
11h30, on longe les km de plage du nord-Portugal, GV ris de fond+GSE
Une fois que le vent finit de tourner à sa place, le secteur nord habituel dans ces contrées, il forcit sérieusement. Pour le confort de tous, quelques tours dans le génois nous mettent plus ou moins à l’endroit. Heidi, le régulateur, gère sa barque de main de maître, tout va bien dans le meilleur des mondes. J’ai en tête le capitaine Rémi, avec son grand classique du coté du désert des Agriates, « On n’est pas bien, là ? »
Nous longeons Povoa de Varzim. Réputé un des moins chers ports de plaisance du pays, il est aussi connu pour bouger pas mal dès que la houle rentre dans le bassin, pour ainsi dire tout le temps. Pour notre part, nous avançons vers l’entrée du Douro, en traversant la route d’entrée du grand port de commerce de Leixoes (port de plaisance aussi, dans le fond de cette banlieue industrielle de Porto). Notre choix à nous, c’est la Marina Douro, à Vila Nova de Gaia, sur la rive gauche de l’estuaire. Excellent choix.
A serrer la digue nord d’un peu plus près, il y a peu d’eau vers le coté sud. Facile a dire, mais sous les claques à 22-25 nœuds de la nortada les choses ne se passent pas toujours comme on veut. Un petit voilier local nous montre la route, en passant tout droit au milieu de la passe entre les deux longues digues qui protègent l’accès dans l’estuaire. On le suit, moteur et grand-voile, la nortada par le travers. Contact VHF avec la marina, sur le 9. Ils nous envoient un « comité d’accueil ».
Profondeurs constatées entre les digues, à l’entrée, minimum 7,20 sur quelques dizaines de mètres, ensuite ça remonte à plus de 11m, c’est quand même loin des 4m et des poussières annoncés par la carte (un peu ancienne) de l’Open CPN du bord. Ils ont du draguer. Petit effet de barre, quand même. Ça doit secouer bien plus lorsqu’un coup du sud pousse contre le courant sortant du jusant.
Un semi-rigide se jette sur nous, un gars costaud aux commandes. Il nous fait signe de le suivre. Entrant dans l’avant-port, derrière le petit voilier qui nous avait montré le chemin, il nous fait arrêter le bateau, en attendant qu’il nous attribue une place. Voilà. Une place au cat-way, bien coincée derrière le poteau de fixation, une grosse vedette en face… avec les rafales sevères de la nortada ça me paraît un peu scabreux. « Can you push us a little ? » Le semi-rigide se projette contre l’étrave, du haut de ses 75 chevaux. Roz Avel est mis en ligne, manu militari, deux dames nous prennent les amarres, le marinero saute sur le ponton et nous fixe une garde. Il s’essaie au français.
« Excusez, j’ai cru que vous aviez une hélice de proue… Et mon pneumatique a une commande de gaz un peu dure, pas adapté à pousser votre bateau… Désolé ! »
Prise de ponton 19h15. On range et on se repose. Nous sommes arrivés.
Porto, un charme fou. La rive droite du Douro, le long de la ligne du tramway, est une succession de petites et grandes merveilles architecturales, un ensemble d’arcades, d’églises à la façade habillée d’azulejos, de petites maisons qui grimpent les unes sur les autres et toutes s’accrochent à la colline. La rive gauche, c’est la rive des caves, là ou le vin de Porto maturait depuis des siècles, sous la surveillance attentive des importateurs anglais. Bloqués dans leur élan de buveurs de Bordeaux par les troupes napoléoniennes, les fins connaisseurs de la perfide Albion ont été obligés de trouver un remplaçant. Ce fut le vin de la vallée du Douro, passé dans les cales des navires à trois mâts qui le transportaient via Madère et les Açores (Madère ou on fait aussi un excellent vin, et dont le phénomène de « madérisation » est parti, pour apporter au Porto ce goût si particulier). Le vin vieillit de façon accelerée dans les barriques du fond de cale, bercé par la houle de l’Atlantique. Arrivé à Plymouth il a séduit les marchands de vin et les amateurs éclairés, qui ont tenté de reproduire le processus. Ainsi fut né le Porto.
Sur le terre-plein de Marina Douro, sur un ber solide, repose (temporairement) un superbe côtre en bois, construction traditionnelle. Il a le bordé coté ouest couvert par une bâche. « De l’ombre sur la coque, j’ai eu peur, avec le soleil les bordés se sout ouvertes… » Le type qui le bichonne, c’est David, un anglais, qui navigue dessus depuis quelques années. Au début sans beaucoup d’équipement, David y a rajouté au fur et à mesure une vache à eau, un cabinet de toilettes, de l’électronique. Le bateau attend d’être mis à l’eau, il y reste quelques touches de peinture. David nous interpelle, dans le salon de la Marina Douro. « C’est quoi votre bateau ? » sachant presque déjà la réponse. « Ah, le côtre blanc, là… je l’avais remarqué, il est superbe ! ».
Le soir, nous nous installons, avec Cristina, dans la Taberna Sao José, à Affurada. Comme par hasard, s’y retrouvent les figures de proue de la Marina Douro, quelques français entre deux ou plusieurs ages, attablés sur la terrasse, avec un gros morceau de poisson grillé devant eux. Dans la salle, seul à une table, une crinière frisée et blanchie par le sel et le soleil. David a plus ou moins fini de manger… nous lui faisons signe de se joindre à nous, de partager notre pichet de vin blanc. Commence une soirée sympa, a parler bateaux, construction, problèmes de gréement et autres plans de navigation. Sur la comète, bien sur…

Porto, Marina Douro, Affurada… Je recommence a me sentir en route. Pour ou ? Ben, pour l’instant, demain, pour Aveiro… ensuite, on verra, inch’allah.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A bientôt mes amis, la suite est dans les cartons.

Le capitaine

Publicités

À propos de Gu sur Roz Avel

Skipper of Roz Avel, a Kelly Peterson 44 cutter, built in Taiwan for Jack Kelly from San Diego, on a Douglas Peterson design. Sailing around the world without deadline or precise destination. Been in Galicia, Portuguese coast, Algarve, Andalucia. Waiting to put at sea again, she spends a tranquil winter in Saïdia, Oriental Morocco

Publié le 30 juillet 2014, dans bateaux, Portugal, Roz Avel, traditions locales, voile, voyages. Bookmarquez ce permalien. 8 Commentaires.

  1. Oi marinha
    De nouvelles très belles aquarelles, comme d’hab !
    Bonne descente vers Lisbonne, Grande porte vers Le Sud.
    Tu me fait rêver …
    Aquilon

    • Merci Aquilon.
      Je ne vais pas « spoiler » mais (le temps de fignoler un peu le texte, je vais poster ces jours-ci la suite) la part la plus sympa de la descente a été entre Lisbonne et Punta do Sagres. Du vent, de la belle houle de l’arrière des qui embrouillent le régulateur d’allure, des après-midis de « nortada » à 25 nœuds et des arrivées au port un peu hasardeuses…
      Depuis qu’on est arrivés dans la grande baignoire bleue on navigue au moteur et on évite les casiers, les jet-skis et les pédalos. Les ports sont hors de prix (l’Algarve nous a donné un avant-goût). Et on meurt de chaud.
      Des belles navs avec Aquilon, cet été ?

  2. Un vieux type à la barre, une jolie asiatique sur le pont… Mon rêve !

  3. Alix Poussin (iPhone)

    >

  4. C’est vrai, ils ont un bruit ridicule ces propulseurs d’étraves. L’image m’a fait sourire comme cela m’arrive souvent dans tes textes. Un plaisir de te lire.

    • C’est drôle, t’es le premier a relever ça… Moi, ça m’a paru intéressant depuis le premier jour ou je l’ai entendu. Faisons un parallèle avec un autre cas de figure courant, bruit aussi, pas tout à fait le même : Maman est à l’étrave, « bichero » à la main, en essayant tant bien que mal de contrer l’action inéluctable du quai en béton contre le gel-coat ôoooh combien sensible, et Pôpô est à la TIMONE, grand TIMONIER, a pousser (c’est là qu’il est, le rapport au bruit) des grosses gueulante s « mais PUTAING! QU’EST-CE QUE TU FOUS ? » lorsque le bruit genre ponceuse-à-bande-grain-trentedeux-SCRTSCHTCHTCHTCH du quai contre le bateau lui/nous transperce lez-oreilles… Bon, tout compte fait, je préfère les casseroles fêlées :-))) Merci Hughes, pour le compliment. Je pourrais te rendre la pareille, mais je le ferai sur un autre blog (un certain Loïck…)

  1. Pingback: 2014, une année de navigations et de rencontres. Bilan tardif d’une année trempée dans l’eau salée | Roz Avel, des itinéraires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :