Les boules, la trouille, la flippe. Nav tranquille au Portugal… et « patatras » !

Un jour, tu m’avais ecrit « je sens que vous commencez à flipper grave ». De mon coté j’ai du te répondre des tas de choses, sur la « flippe » de deux ans d’attente et de la trouille de ne jamais quitter le port d’Arzal, sur les boules de partir et de ne pas être prêts, sur des choses qui, en fait, n’ont rien à voir. Maintenant, oui, je sais.

On est partis de Cangas un jeudi, trois jours plus tard que la date qu’on s’était fixés, après un paquet de bricolages de dernière minute qu’on n’avait pas été foutus de faire en neuf mois. Changer en vitesse la batterie moteur. Changer en vitesse le chargeur de batteries, trop petit à l’origine, pour un gros Victron 60A, qui remplit nos batteries à fond à chaque arrivée dans un port (depuis l’achat de Roz Avel, je crois que c’est la première fois que ça leur arrive…). Stresser à mort parce qu’après le changement du chargeur, le moteur ne voulait rien savoir (le coup de clef ne donnait rien, même pas un petit « clic », comme si une fois de plus le démarreur était mort… merci à Javier, qui a fait une série de tests et qui a constaté que les cosses « – » étaient mal serrées… ce brave Perkie démarre comme une fusée et tourne comme une horloge).

Faire la fête avec les « chavals » du Club Nautico de Rodeira, nos amis et adversaires en Liga Caravelle. Faire un repas avec notre famille de Cangas, les Javier et Sofia de Rigel et Cuqui et Jorge de La Nina. Verser une petite larme, au petit matin, en promenant le chien devant la Fabrica Masso ou sur la plage de Rodeira, sur la digue du port de pêche ou du coté de Areamilla. Cangas, mon amour… on reviendra l’année prochaine, c’est sur.

On est partis de Cangas un jeudi. On a décidé de faire une virée devant les Îles Cies, pour les montrer de près à Cristina, notre nouvelle équipière. Entre temps on a décidé aussi de mouiller devant la plage, dans l’anse de Barra. Exorcisme ? Retour sur les lieux qui nous ont conduit d’une façon indirecte a passer neuf mois en Galice, a nous attacher à cette ville, à ces gens, a apprendre l’espagnol « de la calle » et a se faire quelques incroyables amis ? Qu’en sais-je… peut-être. Por la tarde, on mouille devant les corps-morts du Club de Yates, à Baiona, à coté de deux bateaux anglais, rejoints par la suite par un voilier français. « A Baiona, tous les voiliers étrangers se mettent à l’ancre. Tu regardes, et là ou t’en vois, tu te mets aussi » nous a dit Luis. C’est comme ça qu’on a fait.Depuis le moment qu’on a passé la jetée de Cangas, une grosse boule s’est installée dans mon ventre. La trouille. La « flippe ». L’angoisse. Si au moment de jeter l’ancre le guindeau ne fonctionne pas ? On n’a pas eu le temps de tester le guindeau. Et si le moteur ne démarre pas ? On l’a testé, lui, mais bon… et si… et si… Voilà, mon ami, ce que c’est, de flipper. C’est de sortir de la baie de Baiona, d’entre les cailloux des îles Serralleiras, de voir les Cies sous exactement le mémé angle que le 12 septembre dernier (tiens, nous sommes le 12 juin…) et d’aller sur la plage arrière pour regarder l’hélice (ben oui, idiot, elle est encore là… qu’est-ce que tu viens imaginer encore ?). C’est de remonter la rivière de Viana do Castelo AVEC le courant, sans aucun souci, et d’imaginer ce que serait que de louper son amarrage (qu’est-ce qu’il nous veut, cet énergumène, qui nous demande d’aller à l’intérieur du port pour nous amarrer cul au quai, comme les marseillais ? J’aime pô. Je sors. Je vais au ponton d’attente, devant un Super Maramu à pavillon suisse. Je m’amarre comme un chef. Mais que diable viens tu imaginer encore, couillon ? Serais-tu en train de penser à la sardine, dans l’entrée du port ? Mais nôôôn… c’était un énorme tronc d’eucalyptus qui flottait sur le Rio Lima et que t’aurais pu te taper en plein dans l’étrave, si t’avais été aussi scoumounard que tu le penses… t’as vu ? Tout va bien).

C’est de filer vers Porto, après un départ tardif, et de se demander si l’entrée dans le Douro va se passer tout comme il faut… j’ai vu 4m à un endroit, entre les digues… je cale 2, si il y a 2m de houle on va taper… t’as vu, il vaut mieux passer a raser de près la digue nord, il y a plus d’eau… merde, il y a des barcasses de pêche, que fait-on ? Ben on passe à coté, tiens, tu vois le voilier là-bas, il est d’ici, on le suit. Pareil. Courant. Appel à la VHF. Un semi-rigide vient nous guider à notre place. Le mec nous pousse un peu pour qu’on tourne bien vers le ponton, il s’amarre rapidement et va nous aider. Nickel. T’as vu, ça s’est bien passé…

C’est d’embouquer la ria d’Aveiro avec le courant dans le dos, de penser tout le chemin jusqu’à arriver à la passe (barre ? Quelle barre?) que la renverse n’aurait pas lieu à l’heure que tu pensais, que le courant (bon, je te l’accorde, il y avait quatre nœuds dans le dos) te ferait tourner en bourrique et te foutrait sur l’enrochement… que le mat ne passerait pas sous la ligne électrique…Le matin, partant d’Aveiro, à l’étale de pleine mer (marnage de 1,80m, pas de quoi fouetter un chat) j’ai commencé à flipper moins.

On est allés à Figueira da Foz (moche, sans âme, sans vie, bizarrement j’ai même trouvé les gens désagréables – faut dire qu’après les bénévoles du club AVELA, d’Aveiro, c’est dur de trouver plus généreux et sympathique, sauf à Cangas, bien entendu) et on s’est mis au ponton comme des « Patrons de Yate » que nous sommes.

On est partis le lendemain matin, pour aller à Péniche, et le temps s’est un peu énerve, alors on a fait une entrée triomphale dans le port de Nazaré. On a organisé la soirée dans un timing d’enfer, pour se réveiller le lendemain matin à 6h, tout préparer, prendre un p’tidej rapide et quitter le ponton à 7h30. On va a Lisboa. On va à Doca Alcantara, même si on arrive tard… tinkiett, Cristina, on y sera, si c’est dans la nuit, c’est pas grave, tu iras à ton hôtel demain, mais ça sera une belle journée de nav, un peu musclée.

Mon angoisse, ma flippe, mes boules ? Disparues. Je tenais le bateau en main, les 15 « toneladas » de Roz Avel écrasaient la houle de face sous les 5-6 nœuds de vitesse, je gérais le compromis cap-vitesse de la plus belle manière, je visais le petit trou entre le Cabo Corveiro et les Berlengas, quand cette conne est arrivée mettre fin à ma tranquillité.

Une vague, une seule, depuis ce matin, a décidé de déferler devant l’étrave. Juste devant. Et Roz Avel s’est élevé sur la pente escarpée creusée sous l’ourlet d’écume, est tombé derrière, et boum… c’est quoi cette connerie qui se balade le long des haubans tribord ? Qu’est-ce qu’elle fait là, cette conne de gaffe ? Elle était attachée dans le pataras… MERDE ! LE PATARAS !

Un pataras isolé, c’est un câble avec des pièces de connexion-isolation en tête de mat et au dessus des ridoirs. Ça permet au câble de servir d’antenne, ce qui en théorie doit apporter un gain considérable… en ce qui nous concerne, au récepteur BLU, que je n’ouvre pour ainsi dire jamais. Alors le pataras isolé, pour moi, c’est une seule chose – UNE SOURCE D’EMMERDES POTENTIELLE. Le connecteur-isolant du bas, habillé et scellé dans une capsule de plastique dur, est une pièce compliquée en inox, qui a copieusement rouillé sous sa gaine en plastique jusqu’à casser en petits morceaux sous le coup de fouet du mat, pompant dans le creux sous la déferlante. Le plastique, lui, n’a pas pu tenir le coup, normal. Alors le capitaine, lui, il a fait quoi ? Ben il a essayé de tenir le coup, lui.

Premier geste. Taper dans le capot de la cabine arrière. « Tu sors ? »

« C’est quoi ? T’as tapé un casier ? »

« Non. Tu sors, j’ai besoin de toi ! »

« Oui, oui, j’arrive… »

« Démarre le moteur ! » Je roule le génois. Il a un mal fou a venir, sur le coup je ne pige pas pourquoi. Ben oui, l’étai est tout mou… « Tu vas au pied de mat et tu descends la grand-voile au troisième ris. Si j’ai bien calculé, il doit tomber au droit du point de reprise des bastaques. Vas-y, vite. Attends, que passe cette série de vagues. Allez, vas-y. ».

« Et ensuite, j’en fais quoi? »

« Fais-y un noeud de bosse »

« Sais pô faire »

« Bouge pas j’le fais, moi »

Assurer dans tous les sens le pataras avec deux vieilles drisses, le ligaturer contre le ridoir, histoire de tenir un peu le mât si il pompe trop. Ensuite, cuisine, comme d’hab. Cristina nous regarde un peu surprise. Ben oui, quoi, on n’est vraiment bons que dans des moments de crise. « Ça y est ? Allez, dépêche toi… Bon, je vire ! ». Le bateau prend le cap inverse, direction Nazaré., sous GV super-arisée et moteur. On file à 6-7 nœuds, le vent a forci, l’anémo annonce 20-22 de vent réel. On trouve quand même le moyen de lui faire répéter le nœud de chaise, à Cristina. « Pas comme ça. Le serpent doit faire le tour de l’arbre, par ici… ». Elle doit vraiment nous prendre pour des fous illuminés.

En arrivant devant le port, on évite une fois de plus les 250 casiers qu’on a déjà évité hier soir, ce matin… on commence à les connaître par cœur. Et voilà, c’est bon. On est à l’abri. On s’amarre sportivement au ponton, même place. « Vas-y, Cristina, mets l’amarre au taquet. Allez, quand je te dis, tu tires. Vite. VITE ! Voilà, c’est bon. » On se met à table, grosse salade de riz. Un coup de Vino Verde, et trois ou quatre cafés. On est un peu secoués, tous les trois…

Ça toque à la coque. C’est Philippe. Philippe est ici depuis presque un an, il remet d’aplomb un bateau de 56 pieds en acier, pour partir en Antarctique avec. Il a déjà lu tout ce qu’il avait en stock, et il voudrait savoir si on n’a pas de livres a échanger avec lui. Il monte a bord, je refais un peu de café. De fil en aiguille, il me parle d’un voisin anglais qui est chaudronnier, de lui qui a un stock de pièces d’inox qu’il peut me filer pour faire un sertissage, on discute solutions techniques… Je sens qu’on retrouve l’ambiance de voyage, qu’on a connu l’année dernière. Ça y est, on est vraiment partis.

Mais quand même, Gwendal, là, je suis en train de flipper grave !

N.B.

J’ai pensé, dans l’urgence, de supprimer la pièce d’isolation-connexion à la con, de virer même le ridoir, de poser une cosse et des serre-câbles un peu à la Moitessier et de fabriquer un palan en cascade, en dynéema. C’est facile a faire, j’ai du dynéema à bord, et ça permettrait de repartir. La deuxième idée serait de remplacer complètement le pataras par un nouveau, en King Rope. On n’en a pas, il n’y en a pas à Nazaré., mais on pourrait en chercher à Lisbonne. Si on en trouve. Faut faire des méga épissures, aller en tête de mat, sortir le câble actuel de ses fixations, monter celui en King Rope et raidir le tout avec le même palan en cascade, qui de toute façon est a faire. La troisième serait de faire faire un câble en inox, avec une terminaison qui peut être reprise en tête de mat et un œil serti à l’autre bout. Dessus, le même palan en cascade. Ça ne devrait pas coûter si cher que ça. Et la BLU ? BLU on s’en fout. Si quelqu’un a une meilleure idée, je suis preneur.

Bien a vous,

Un capitaine angoissé

Update, 7 juillet 2014

Le pataras a été réparé, on a commandé un câble avec deux œils sertis à Lisbonne et Nath est montée au mât pour l’installer. Tout va bien, maintenant Roz Avel se dandine au mouillage de Ferragudo, à Portimao, en Algarve. A bientôt, mes amis.

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À propos de Gu sur Roz Avel

Skipper of Roz Avel, a Kelly Peterson 44 cutter, built in Taiwan for Jack Kelly from San Diego, on a Douglas Peterson design. Sailing around the world without deadline or precise destination. Been in Galicia, Portuguese coast, Algarve, Andalucia. Waiting to put at sea again, she spends a tranquil winter in Saïdia, Oriental Morocco

Publié le 22 juin 2014, dans amis, bateaux, Portugal, Roz Avel, voile, voyages. Bookmarquez ce permalien. 10 Commentaires.

  1. Hello les navigateurs,
    En première approche, je ne me séparerais pas de ma BLU

    • Holà Olivier
      Je ne vais pas virer la BLU (attention, c’est juste un récepteur, pas un émetteur). Le seul souci est cette foutue antenne pataras isolé, avec ces pièces chères et visiblement pas si fiables que ça (enfin, tout est relatif, elle a 15 ans, mais la façon dont elle est conçue la rend impossible a inspecter et à l’intérieur de la gaine plastique il s’est passé des trucs tordus). Pour l’instant je vais faire simple, seulement faut que je fasse vite (je vais essayer de trouver demain un gréeur sur Lisbonne) et ensuite je lui mettrai une antenne plus simple, fouet ou autre, et on verra.

  2. Holà marinha !
    L’AE que tu as sur ton pataras, c’est pour l’émission de ta BLU (en effet, elle doit faire 7 mètres ou quelque chose comme ca).
    Ton pataras a cédé où ? A la cadène ?, plein câble ?, au ras d’un manchon ?
    Oui, un pataras textile, c’est pas idiot, avec un palan costaud pour le raidir, voir une patte d’oie sur palan.
    Bon courage, tiens-moi au courant.
    Bises aux engenheiros.
    Aquilon

    • L’antenne sert à la réception de la BLU, la notre n’est que réceptrice. Le câble, qui sert d’antenne, est en fait tendu entre deux pièces assez compliquées qui s’appellent « isolants », une un peu plus bas que la tête de mat et l’autre juste au dessus du ridoir du pataras. C’est celle du bas qui a cassé, c’est un genre de tube inox, comme un manchon, qui habille une autre pièce en inox – visiblement entre les deux il y a un isolant quelconque. L’ensemble doit faire bien plus que 7m, je pense qu’en tête de mat il y a un bon mètre jusqu’au isolant haut et en bas un autre pour le ridoir et la partie de cadène qui sort du pont, donc il reste pour la partie qui sert d’antenne facile 1-13m.
      Pour le pataras textile repris sur un gros palan, j’ai regardé sur le site des proprios de KP44 et le webmaster parle de son bateau sur lequel il a le pataras et les bastaques en textile (le produit qu’il nomme lui s’appelle Dynalex, mais le type est américain). Pour ma part, ça dépendra de ce que je trouve à Lisbonne et à quel prix. Le textile je pourrais l’épisser moi-même, on s’est fabriqué dans le même type de textile un etai largable, c’est super chiant a épisser mais c’est faisable. Cela dit, si c’est à un prix raisonnable, j’aimerais mieux que ce soit un gréeur qui le fasse, ne serait-ce que pour l’assurance. Le palan, lui, ne me pose pas de pb, je le fais en dynéema et j’en ai 5m à bord, et plein de grosses poulies.
      Je te tiens au courant, bien sur.

    • L’antenne sert à la réception de la BLU, la notre n’est que réceptrice. Le câble, qui sert d’antenne, est en fait tendu entre deux pièces assez compliquées qui s’appellent « isolants », une un peu plus bas que la tête de mat et l’autre juste au dessus du ridoir du pataras. C’est celle du bas qui a cassé, c’est un genre de tube inox, comme un manchon, qui habille une autre pièce en inox – visiblement entre les deux il y a un isolant quelconque. L’ensemble doit faire bien plus que 7m, je pense qu’en tête de mat il y a un bon mètre jusqu’au isolant haut et en bas un autre pour le ridoir et la partie de cadène qui sort du pont, donc il reste pour la partie qui sert d’antenne facile 1-13m.
      Pour le pataras textile repris sur un gros palan, j’ai regardé sur le site des proprios de KP44 et le webmaster parle de son bateau sur lequel il a le pataras et les bastaques en textile (le produit qu’il nomme lui s’appelle Dynalex, mais le type est américain). Pour ma part, ça dépendra de ce que je trouve à Lisbonne et à quel prix. Le textile je pourrais l’épisser moi-même, on s’est fabriqué dans le même type de textile un etai largable, c’est super chiant a épisser mais c’est faisable. Cela dit, si c’est à un prix raisonnable, j’aimerais mieux que ce soit un gréeur qui le fasse, ne serait-ce que pour l’assurance. Le palan, lui, ne me pose pas de pb, je le fais en dynéema et j’en ai 5m à bord, et plein de grosses poulies.
      Je te tiens au courant, bien sur.

  3. Salut les marins,
    Je crois que certains navigateurs mettent le fil d’antenne en double contre le pataras ou un hauban ,ce qui évite justement les fixations plus ou moins fragiles. Mais quid du rendement…?
    Bon courage pour les réparations.
    Jean.

    • je crois que pour ce qu’elle fait, une antenne fouet fera l’affaire. En tout cas, à partir de maintenant solutions simples partout, et ça ira mieux. Les affaires d’ingénieur de monsieur Martin, j’en ai soupé…

  4. Bonjour à vous deux,

    On suit votre périple, de tout cœur avec vous. Désolés pour vos soucis de pataras. J’espère que cela sera vite réparé et que vous pourrez reprendre la route. Bonne mer Très amicalement, avec notre bon souvenir Alix et Jean-François Faloviez – VOLVER (Port la Forêt)

    Alix Poussin (iPhone)

    >

    • Merci, Alix et Jean-François, pour vos mots d’encouragement. Nous avons fait faire un nouveau câble hier, à Lisbonne, mais avec un sertissage un peu façon bateau de pêche, cosse-coeur et manchon cuivre. Ça permettra d’avancer. Mon rêve est de le transformer en pataras textile, je sais qu’il y a des gars qui ont fait ça sur des KP44, mais je n’ai pas trouvé rapidement du câble textile alors on a choisi l’option la plus rapide (et la moins chère, faut avouer). Ce matin je vais la-haut (pas à Rio, pas encore) et j’installe ça. Si tout va bien, ce weekend on arrive à nouveau à Lisbonne, mais en bateau cette fois-ci.
      Bonnes navigations à vous, j’espère que tout se passe bien sur Volver. C’était bien, Grand Largue, cette année ?
      Florin

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