Cangas. San Pedro et la gaïta. La cabane du pecheur. Des amis et un journal. Le meilleur mécano du monde est roumain

« Tu vois la petite capillita la-haut, la « San Roque » ? Tu montes par la-haut, et tu continues la ligne des crêtes jusqu’à San Pedro, on y est vite. C’est très beau. Sinon tu peux aussi passer par la ville, tu longes l’église et tu continues sur la route. Un bon quart d’heure. Tu verras, dimanche midi c’est du traditionnel, gaïta et tout ça. Le soir, je ne sais pas, c’est peut-être des orchestres. Faut aimer. » me dit Carlos, avec son grand sourire.

Le vendredi, à Cangas, il y a le marché. Pas juste le marché dans la halle, ou on trouve tous les jours les meilleurs poissons du monde, parole de galego. LE marché, celui qui remplit la place. LE MARCHE POPULAIRE, PAYSAN, de village. Ou à coté de jeunes grossistes de marché, des mamies tiennent un stand avec dix kilos de patates, quelques tomates, des « pimientos de padron » et quelques bouteilles de vin. L’Albarino à 3,50€, c’est bon « comme la-bas », et moins cher que chez Froiz. Et ça braille, ça vante ses produits, c’est bruyant et animé. Même si tu n’achètes rien, tu y vas.
Le long du trottoir, entre les maisons et la halle du marché, du boucan. Un type barbu, sur des échasses, avec une peau de mouton noire sur les épaules, torse nu et bronzé, joue d’un improbable biniou. Derrière, dans le même genre d’accoutrement, un autre type avec des chaussures plus « civiles », un chapeau en cuir sur la tête, distribue des tracts. « Festival San Cidre, Cangas ». Super, du rock galego je me dis.
Le lendemain au soir on bouffe avec Henri et les jeunes de Betelgueuze. Deux normands d’adoption, sur un « Amphora » tout brillant retapé par leur soins, en partance pour la Méditerranée, sans délai de retour. On en parle, du festival. Henri, lui, c’est notre « Saint Bernard » préféré. Lui il s’en ira le lendemain, il essaye de regagner Caen avec Shenandoah avant la mi-octobre. Tu nous manqueras, l’ami. A la prochaine, aux Canaries, ou a Madère. Ou ailleurs. Les gosses, eux, ils sont bien branchés pour le festival. OK les gars, on y va.
Dimanche matin j’ai un coup de blues. Je ne le sens vraiment pas, festival, machin, etc… Ce sont les « djeuns » qui me tirent de mon carré, en soirée. Allez, les vieux, venez avec nous, à la fête. Bon, bon allons-y. On chausse ses pompes de marche et on aligne les foulées. Dans une demi-heure on sort de Cangas. Des champs commencent à se cacher derrière la lumière palote des réverbérés, on commence a se poser la question du droit chemin, quand on voit derrière les premières maisons du village suivant une petite place éclairée. Sur la place, un « cruceiro » décoré avec des bouquets de fleurs et des bougies marque le lieu. Il s’y passe quelque chose « C’est sûrement là, les gars »
Imaginez une place en pente, comme un terrain de rugby dans un village des Corbières. Au fond, une petite chapelle, LA capillita San Pedro. Devant, une estrade en béton, couverte brutalement de tôle ondulée. Sous la tôle, des musicos, chemises blanches, gilets noirs, chapeaux pour les caballeros, chignons pour les damas. Et au milieu de tout ça, la place est noire de monde.
La petite dame avec son sac à dos Courrège, souliers colorés, collants fantaisie, se trémousse au son de la gaïta comme une paysanne du cru. Sa copine, jean et polo, pareil. Entre deux danses, on jette un coup d’œil dans la poussette ou le petit dernier dort au son de la musique. Et je vous jure, c’est pas une berceuse !!!
Les musiciens haranguent la foule. La foule leur répond. Les bocadillos avec du salchichon frit circulent, les « canas » se remplissent aussi vite qu’elles se vident. Il n’y a plus de personnes, il y a un personnage. LA PLACE. Ça danse et ça chante, ça bouge au rythme de la musique, ça s’invite a droite – a gauche a passer devant et a sauter comme le crient les huit ou dix énergumènes de l’estrade. Des chants ou le chanteur passe le relais à la chanteuse, ou la « dama » renvoie la balle au « caballero ». Une musique qui emporte tout, un son de fest noz au parfum d’eucalyptus. La gaïta te transporte en Bretagne, mais le rythme est plutôt « Buena Vista Social Club ». L’un dans l’autre, une formidable soirée.

Le lendemain, déçu d’avoir oublié de prendre un appareil photo, ou au moins la petite caméra, j’y vais. Le chemin, les champs, le soleil, tiens, en rentrant je passerai par les collines, du coté de la San Roque. Pour l’instant, je m’installe à San Pedro, sur la place, et je dessine la petite chapelle et l’estrade en béton. Pour la mémoire du lieu, comme dirait Martine. « Buenos dias », m’interpelle une vieille dame. « Ah, bonito, prezioso… » me dit elle (la politesse de tous les galiciens quand ils me regardent dCangas - Capilla San Pedroessiner… mais peut-être qu’ils aiment bien, qu’en sais-je). Je lui explique dans mon espagnol d’armée mexicaine l’affaire de la fête, de l’appareil photo que j’avais oublié, du dessin. « Ah, la fiesta… Vous avez aimé ? Folklorique, mais beau… » Bien sur que j’ai aimé. Et elle, elle y a été ? Mais comment, qu’elle y a été ? Elle habite à coté. C’était une belle fête. L’année prochaine, mon gars, tu iras à la Romaria de Darbo. Tu dois voir ça. Et elle s’en va, avec un « chao » aux accents de « kenavo ».

Le long de la digue qui protège le port de pêche, les guitounes en zinc des pêcheurs chantent. Une espèce d’oraison funèbre, une espèce de sifflement angoissant, sur plusieurs tons, modulé par l’intensité du vent. Il parait que ce soir, ça monde à 35 nœuds. Moi je crois que ça frôle les 40.
Paco, le copain de Gin, n’est plus là. Le petit Yorkshire croisé est rentré chez lui, les patrons ont fini de ramander les filets. De toute façon, sur le tableau d’affichage de la criée c’est marqué en grand, au marqueur noir. « De xoves 27/09 a martes 02:10 no se vai o mar ». C’est du galego, mais vous aurez compris. Il y a du gros temps qui arrive.

La mer moutonne dans la Ria, il y a un clapot sévère comme on a connu à La Roche Bernard les jours de grand frais. Les vagues n’ont rien a voir avec le résiduel de houle qui arrive péniblement jusqu’ici, depuis les Islas Cies. Aujourd’hui, c’est vraiment sérieux.
Le gars qui gratte la coque du voilier d’à coté me fait un grand signe de la main. C’est le bonhomme aux cheveux gris qui nous a sorti de l’eau lundi. Il me demande si ça a bougé, cette nuit. « Oui, tu parles. C’était Disneyland. » Un bateau de 16 tonnes qui se dandine sur son ber, et toi tu essayes de dormir dedans. Essaie.
Le chien a passé la nuit a chercher sa place. Avec son audition de chien, il devait percevoir les sifflements des maisonnettes des pêcheurs. Et le bateau qui bougeait, sous les rafales, ça ne devait pas le rassurer. Nous non plus, d’ailleurs. Au petit matin, il est venu se blottir entre nous, histoire de ne pas se sentir seul.
Cangas a été une ville de pêcheurs, de marins, de conserveries et maintenant de la grosse usine de conditionnement frigorifique du poisson « Frigorificos de Morrazo ». Avant eux, c’était MASSO. Et MASSO, c’est toute une histoire. Maintenant elle est devenue aussi la « petite ville d’en face, avec les belles plages », le dortoir des gens qui travaillent à Vigo, mais ça, c’est du détail.
Au bout de la ville, derrière le port de pêche et les frigories de Morrazo, on voit une « cathédrale ». Une succession de nefs, couvertes par des toits parallèles en tuile, trois étages de vitres cassés et de planchers partiellement démolis. A l’angle, le clocher. Ou le donjon. Comme vous voulez. Une tour, sur plan carré, qui domine l’ensemble, inscription MASSO gravée sur les quatre faces du carré, en haut de la tour. Un peu comme si c’était un des deux clochers de Notre Dame de Paris, si vous voyez ce que je veux dire. A chacun ses symboles.
Dans les années 30, la famille Masso était non seulement le premier employeur de la presqu’ile de Morrazo, mais en plus le mécène, le patron social, le principal acteur de la vie publique et culturelle. Et aux dires des gens d’ici, les produits étaient « les meilleurs au monde ». Le Musée de la fondation Masso existe encore, à Bueu, à 7 km d’ici, et montre une impressionnante collection de documents sur la pêche galicienne à travers les temps. Le père Masso était passionné par la photographie, d’où une belle collection de photos d’époque. D’art aussi. Tout ça c’est mort et enterré, sauf le musée. Le bâtiment de l’usine de Cangas non plus, ne veut pas mourir.
A fouiller un peu sur le net, incité par les inscriptions, tags et graphes qui décorent le registre bas de l’énorme bâtiment, j’ai l’impression d’avoir compris une partie de l’histoire. Masso, en allant doucement vers le dépôt de bilan, aurait fait donation aux ouvriers du domaine portuaire, des terres autour de l’usine et des bâtiments. Lors du dépôt dudit bilan, la Caisse des Dépôts locale et le Concello, ou l’Ayuntamento, ou je n’sais quelle branche de l’administration, aurait de leur coté concédé les lieux à une affaire de promotion immobilière. S’en suit une lutte sans fin, et en attendant les bâtiments continuent de se dégrader. L’affaire des promoteurs, sans doute. Si plus rien ne subsiste sur place, on peut y construire un complexe de logements de week-end et de vacances, pratiquement les pieds dans l’eau. Devant, entre les frigories et la longue digue qui protège la baie, une marina de luxe pourrait voir le jour. Et les vieux qui font vivre le Club Nautico de Rodeira, ils n’ont qu’à se brosser. Ils n’ont qu’a s’occuper des jeunes du village qui veulent faire de l’aviron, de la Caravelle (et oui, en Galice, ici, à Cangas, il y a une ligue locale de Caravelle et de Vaurien. Vous y auriez pensé?).
Affaire a suivre, dans un prochain article je vais développer l’affaire Masso. Avec l’aide de Benigno.
Benigno, un des anciens du Club Nautico, veut m’emmener à Bueu. Il a 77 ans, dont 30 passés chez Masso. Depuis qu’il a compris que je me passionne pour l’histoire locale, il me met de coté tous les articles qui lui paraissent intéressants du Faro de Vigo. Comme celui sur l’archéologue suédois qui est venu dans les années 60 faire des recherches entre les « dornas », bateaux typiques de la pêche aux coquillages dans les Rias de Vigo et Pontevedra, et les bateaux vikings. « Tu te rends compte, il est tombé amoureux d’une fille des Islas Ons, il l’a épousé et il s’est installé ici. Il y a pas longtemps, il était prof d’anglais à l’Université de la Marine de Guerre, au port du Marin. Tu vois, dans la Ria de Pontevendra, à coté. »

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Cangas, les gens.

« Maintenant nous pratiquons plutôt la navigation gastronomique. »
On s’est liés d’amitié avec Javier, le patron du Rigel, un fifty de chez Norwind. Celui-là même qui nous a prêté sa clé à bougies, pour réparer le petit moteur de Little Gu. C’est un type formidable. Il est ancien de chez Citroen, grand employeur dans la région de Vigo. On passe quelques moments d’anthologie, entre sa tortilla, l’empanada de Cuqui, le pudding de Sofia, son épouse, ou notre soupe thaï au lait de coco. On passe surtout des moments d’amitié, à bord de Rigel, ou dans le carré de Roz Avel. Javier et Sofia viennent presque tous les week-ends, pour passer un peu de temps à bord de Rigel. Depuis Bouzas, petit port collé à la grande Vigo, arrivent Cuqui et Jorge sur leur Puma 32 vert. Des fois avec leur fille, Carmen. Toujours avec leur chien, Coco. Grand amateur de papouilles. Grand ennemi de Gin. Avec tout ce monde on commence a dessiner les contours d’une petite communauté.
« J’aimerais bien voir vos aquarelles. Je serais bien intéressé pour en acheter quelques unes »
Le monsieur à lunettes qui nous parle, c’est Luis. Un des piliers du Club Nautico de Rodeira, un monsieur qui ne parle pas beaucoup mais quand il dit quelque chose, c’est du béton armé. Un monsieur qui a toujours été là, quand on a eu besoin d’un coup de main, d’un lieu pour travailler sur Little Gu, d’une adresse de mécano ou de fournisseur de bois. Un homme formidable. Tout comme Béa. Elle tient au bureau en main du matin au soir, arrange le coup de tout le monde, a un sourire pour les désespérés, prend le téléphone pour appeler quand nous autres incapables ne savons pas trouver une information. « Ne vous inquiétez pas, occupez-vous du bateau en toute tranquillité, allez faire votre expo en Roumanie, ici, « por las amarras » il n’y a pas de problème. »
« Si vous êtes d’accord, je parle avec un « periodista ». Ils sont toujours intéressés pour écrire sur des gens un peu différents qui viennent passer quelque temps dans le port. Ils auront sûrement envie de vous interviewer. »
Le Faro de Vigo nous a mis dans ses pages. Luis a parlé de nous à une journaliste du « periodico ». Lundi soir, pendant que des rafales de 40 nœuds secouaient les pontons, Elena et son collègue photographe nous ont soumis à la question. Lorsqu’ils ont entendu que j’avais produit plein d’aquarelles sur la Galice, ils ont voulu les voir. «  And did you paint some from Cangas ? » Eh ben oui, ma grande, tiens. « Aaaaah, El Cruceiro de Hio… aaaaah, la capilla del Hospital… y la Iglesia… ». Le lendemain, en allant au café du port, les sourires de tout le monde nous ont tout de suite fait comprendre que les « periodistas » n’avaient pas perdu leur temps. On était dans le canard. « El Cruceiro de O Hío se lucirá en Rumanía »

J’ai mille histoires a vous raconter sur Cangas. Je peux vous parler de Costin, qui est venu nous aider un soir a remettre en place l’arbre de l’hélice de Roz Avel. Costin est celui qui répare les moteurs de tous les bateaux de pêche de Cangas. Il a une petite société de mécanique diesel, il travaille comme un fou, et ce soir-là, il a refusé de se faire payer. « Oublie ça, c’était un coup de main. » Nathalie a réussi a lui fourguer un billet de 50 euros, sous forme de cadeau de départ en vacances. Ah, j’oublie. Costin est de Constanta, en Roumanie. Je pourrais vous parler d’Adolfo Gallego, personnage complexe, patron du chantier qui gère le terre-plein en autocrate, insupportable selon les uns, plutôt sympa avec nous. Je pourrais parler de Betty, la cuisinière de « O Portujès », qui fait les meilleurs « chipirones fritos » que j’ai jamais mangé. Je pourrais parler de Diago, un jeune au look gothique qui vit dans le bateau d’à coté, un Puma 38. Ses parents on travaillé, eux aussi, pour Citroen. Lui, il répare des ordinateurs. Et fait les meilleures épissures qui soit, sur les amarres de ses copains. Je pourrais vous parler de tous les gens de Cangas, de Juan, le marinero à la retraite depuis deux semaines, de Carlos, passionné de bateaux traditionnels, de Pépé, le barbu qui ne parle que le galego et qui a passé sa vie embarqué à la pêche, aux Canaries. De Peter, l’irlandais qui a hiverné son « Westerly », Papageno, comme tous les ans, en face, chez le chantier centenaire « Astilleros de Lagos ». Mais ça viendra. On a un peu de temps devant nous, ici, à Cangas. Et du matériel pour mille billets comme celui-ci.

Roz Avel est à terre, en attendant qu’on s’occupe de lui. Costin se charge de la transmission, du moteur et des autres parties mécaniques. Nous, pour l’instant, on s’occupe de Little Gu. Maintenant que Luis nous a installé dans leur hangar, on n’a plus d’excuses. Ensuite, on ira faire notre expo. Vernissage à Timisoara, le 20 novembre. Après, on verra.
Bien à vous, le chien attend pour sortir. Il pleut à Cangas.
Le capitaine

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À propos de Gu sur Roz Avel

Skipper of Roz Avel, a Kelly Peterson 44 cutter, built in Taiwan for Jack Kelly from San Diego, on a Douglas Peterson design. Sailing around the world without deadline or precise destination. Been in Galicia, Portuguese coast, Algarve, Andalucia. Waiting to put at sea again, she spends a tranquil winter in Saïdia, Oriental Morocco

Publié le 24 octobre 2013, dans Architecture, Espagne, Galice, pêche, traditions locales, voyages. Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. Tous les marins voyageurs le savent, il existe en ce monde des lieux qui collent à la peau, des pièges à bateau. Des endroits qui, lorsque l’on y débarque un peu comme par hasard, vous attrapent par la manche et peinent à vous lâcher. Des lieux de perdition dans le sens où si l’on s’y perd c’est sans doute parce que l’on s’y est trouvé…

    • Le problème, Gwendal, est qu’il y a certains voyageurs, d’un certain tempérament, qui sont un peu prédisposés a aimer tous les coins, pour leur gens, pour leur lumière, pour leur bouffe, pour plein de choses qu’on y trouve. C’est facile, il suffit de regarder les endroits par leur bon coté, plutôt que de dire « oui, mais le mécano n’est jamais à l’heure, mais les frites ne sont jamais assez cuites, mais le steak de bœuf est dégueulasse et les provinces parlent des langues bizarres, à quoi ça sert d’avoir pris des cours d’espagnol moi, avant le départ ? ». Ben nous, on aime bien entendre le galego, manger du poulpe, se faire inviter a dîner par le mécano quitte à l’attendre un peu et bien rigoler avec les voisins de ponton. J’te parie qu’on va aussi aimer manger des tajines, carne alentejana ou une feijoada et pour ma part, j’attends impatiemment d’entendre le créole cap-verdien. Mais le problème, c’est qu’on va encore y passer trois mois… enfin, un problème… pas de problème. Des lieux de perdition ? Peut-être. Sûrement des moments de perdition (de perditude, aurait dit une femme politique française à la mode dans les années 2000)

  2. Bonsoir,
    Ca fait plaisir de voir que vous avez retrouvé le moral.Avez vous trouvé preneur pour Gu Bragh , je ne vois plus sur le bon coin ? Bon courage pour refaire Littlr Gu et bon voyage pour la Roumanie .
    Jean

    • Merci, Jean. Effectivement, on avait un peu perdu espoir mais de manière assez inattendue, Gu Bragh s’est vendu. Pour l’instant, on s’attelle a preparer l’expo de Roumanie, on compte pas mal dessus pour finir tout ce qu’on a trouvé de « pas top » à bord de Roz Avel (le bateau est en peinture pour l’instant, et notre mécano préféré s’occupe de mettre au point toute la ligne de transmission, l’arbre a changer, un accouplement souple a installer, une bague hydrolube a remplacer… du boulot quoi). On va remplacer le chargeur de quai, bien trop maigre pour notre parc de batteries et notre programme, et poser un régulateur MPPT pour nos panneaux solaires. Ça avance, et c’est en partie grâce à toi et à nos autres amis qui ont super bien réagi à notre appel au secours. Et toi, quoi de neuf pour la maison (celle en Ile de France, mais aussi le projet breton ?)

  3. Les histoires qui affleurent, les personnalités des gens qui prennent corps… cette insertion sédimentaire dans la vie locale est vraiment ce que j’aime du voyage, cela demande de rester un peu au même endroit. Un privilège du grand voyage. Et l’article dans le journal ! Signe de la curiosité retournée. C’est bon ces endroits là.

    • L’article dans le journal et surtout le regard des gens, le lendemain (les marineros, les gosses de la cafétéria, quelques gens dans la rue, des voisins de ponton) on s’est bien fendu la gueule ensemble. Cela dit, merci, Hughes, pour ce commentaire. J’ai pensé justement à toi, dans des moments ou je me disais « on casse le rythme du voyage, les articles vont se raréfier ou manquer de consistance ». Ben non, justement. Les articles peuvent changer de ton, mais la consistance, c’est à nous de la leur apporter. Alors au taf. Bien à vous, les « Loïck », et Bon vent. Faites-vous bien plaisir dans le Grand Sud, on attend avec impatience les images et les histoires du bout du monde.

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