Escarabote, dans la Ria de Arousa. La plage de Barrana. « Esteiro de Corona », cimitière de bateaux sans nom.

Deux types, dans un bateau rouge, pêchent au filet dans la baie encore endormie. Le soleil se lève sur eux, dans un éclat d’or. Little Gu file sur le rivage, crissant sur les gravillons. Un monsieur d’une bonne soixantaine d’années descend de sa terrasse pour me donner un coup de main. « Buom dia ». « Holà » je réponds. Le « gallego » reste encore un terrain inconnu pour moi. Le chien errant du bout du port vient nous voir, pour saluer Gin. Derrière la prame, sur un caillou, des goélands tiennent leur réunion de travail de fin de semaine. Une vieille dame marche dans la mer. Un vieil homme ramasse des coques vides, dans un sac en plastique bleu. Les risées troublent temporairement la surface de l’eau. Dans l’estuaire de Corona, une grande aigrette blanche envoie des coups de bec à la recherche d’une hypothétique nourriture. En face d’elle, sur la grève, trois squelettes de bateaux n’en finissent plus de pourrir. A quelque centaines de mètres au dessus de nous, les crêtes rocailleuses de la Sera de La Curota nous regardent d’un air blasé.
Quelques nuages effilochés voilent le soleil. La ria se réveille doucement, nous aussi. Il est 8h 30 à Escarabote, sur la Playa de Barrana, dans la Ria de Arousa…
J’adore ce pays.

Escarabote, Arousa, Galice
vendredi 16 aout, 8h30

Mise à jour de samedi soir, 18h30. Les miettes sont déjà nettoyées, la vaisselle faite par les soins d’Aglaé. Le soleil de l’après midi, celui qui tape bien, est en train de devenir plus aimable. Les amis de deux bateaux voisins, Michelle et Roger de Tarann et Maria et Daniel, de Tchao Phraya, sont rentrés chez eux. Nous avons passé un de ces moments qui rendent la vie de mouillage unique. Barbecue sur la terrasse (le cockpit de Roz Avel), piscine en contre-bas (les eaux à 24° de la Ria de Arousa), quelques bonnes bouteilles de vin espagnol. Ça faisait suite à la soirée d’hier quand le tajine de poulet aux citrons et légumes d’été a été consommé avec furie par les mêmes, dans le carré de Roz Avel. Nous sommes en train de nous dandiner au bout de notre chaine, en digérant lentement. Nous digérons notre vie de nomades. Ça a bon gout.
Je suis en retard d’une demi-douzaine d’articles. Ça va tomber dans les deux jours qui suivent. Les marinas, ça a quelque chose de bon, on met le blog à jour.
Bien à vous, depuis la Ria de Arousa.

Publicités

À propos de Gu sur Roz Avel

Skipper of Roz Avel, a Kelly Peterson 44 cutter, built in Taiwan for Jack Kelly from San Diego, on a Douglas Peterson design. Sailing around the world without deadline or precise destination. Been in Galicia, Portuguese coast, Algarve, Andalucia. Waiting to put at sea again, she spends a tranquil winter in Saïdia, Oriental Morocco

Publié le 19 août 2013, dans bateaux, cuisine, Espagne, Galice, pêche, Roz Avel, traditions locales, voile, voyages. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Les premières heures du matin sont celles que je préfère… On y pêche des moments particuliers, presque intimes.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :