Chipirons

chipirons« Tiens, des chipirons… on en prend un peu ? » Aglaïa, sceptique « Mais tu sais les cuisiner ? » « On trouvera bien une recette… »
Le gars du rayon « pescados y mariscos » du GADIS nous regarde d’un air blasé lorsqu’on essaie de lui faire comprendre qu’on veut des chipirons, juste assez pour deux personnes. « Dos personas… for us… pour nous deux… ». Le sachet s’ouvre dans sa main et se remplit petit à petit. « C’est bon comme ça, stop ».

Des petites seiches, ou calamars, ou calmars, appelés aussi « soupions » en Provence, les chipirons sont relativement chers à Paris, alors qu’au GADIS de A Coruña ils étaient à 3€ le kg… avouez que c’est peu cher.  En Galice, comme au Pays Basque, Navarre ou au Portugal on les cuisine de plein de façons, ça va des tapas ou des salades aux plats au four. Mmmm, les chipirons farcis, avec une sauce à la basquaise… un vrai délice.
Voilà ce qu’on en a fait.

On a sorti de la cambuse un gros poivron rouge, deux « pimientos italianos » (pas importé d’Italie, ne vous inquiétez pas, ils sont du pays), trois gousses d’ail, un gros oignon. L’arme secrète du chef, en ce moment, est le Pimenton de la Vera. Ce coup-ci j’ai mis du « Dulce ». Hier, dans les foies de volaille, j’ai mis du « Piquante ». Un vrai trait de génie qu’ils ont eu, les espagnols, en inventant ce piment finement fumé. Un site pour nous en parler – merci à Papilles et Pupilles.

Pimenton de la VeraLe reste est facile. Les chipirons se nettoient facilement, on sépare le corps des tentacules en tirant d’un coup sec, il y a deux lamelles cartilagineuses qui normalement viennent aussi, on enlève ce qu’on n’aime pas et on nettoie bien l’ensemble à l’eau claire. Ensuite on coupe les corps en rondelles et les tentacules en morceaux.
On prépare les légumes, l’oignon et l’ail émincés, les poivrons et les « pimientos » coupés en fines lanières. A portée de main, la bouteille d’huile d’olives et un peu de vinaigre blanc (pas ça à bord, alors j’ai mis un trait de vinaigre de cidre)
On fait sauter dans un peu d’huile d’olives les chipirons. Sfffffsssssrrrrr… une bonne dizaine de minutes (les tentacules, les morceaux étant petits, on peut les mettre un peu plus tard). On resèrve tout ça.
On jette dans la sauteuse les oignons et l’ail.Re- Sfffffsssssrrrrr… on parsème ça de Pimenton de la Vera, j’ai aussi rajouté une bonne poigne de coriandre vert. Quand les oignons deviennent translucides (faites gaffe à pas les bruler, c’est franchement dégueulasse et ça sent dans tout le bateau après) on y rajoute les poivrons et co. On fait tourner tout ça dans la sauteuse, et quand on sent que c’est le moment on y réintègre les chipirons. Cinq minutes plus tard, c’est bon.
C’est vraiment bon.

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À propos de Gu sur Roz Avel

Skipper of Roz Avel, a Kelly Peterson 44 cutter, built in Taiwan for Jack Kelly from San Diego, on a Douglas Peterson design. Sailing around the world without deadline or precise destination. Been in Galicia, Portuguese coast, Algarve, Andalucia. Waiting to put at sea again, she spends a tranquil winter in Saïdia, Oriental Morocco

Publié le 16 juillet 2013, dans bateaux, cuisine, Espagne, Galice, Roz Avel, traditions locales, voile. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Mon tapa préféré : Pulpo a la Gallega ! Si vous avez l’occasion, ne vous en privez pas c’est un délice…

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